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Chora
est un surprenant village accroché sur un piton rocheux et escarpé qui domine la magnifique baie de
Livadi. Surmonté d'un Kastro, ancienne forteresse construite à l'époque vénitienne, et de deux chapelles d'où le panorama est extraordinaire,
Chora est un véritable nid d'aigle que l'on aperçoit depuis la mer.
Construit tout en verticalité, il est formé d'un labyrinthe de ruelles très étroites,
pour la plupart en escaliers, laissant apparaître par instants de magnifiques points de vue. Les maisons minuscules composées généralement d'une pièce contrastent avec les habitations bâties sur deux niveaux voire trois et situées à l'intérieur du quartier du
Kastro. On y trouve aussi quelques places sympathiques dont la place principale avec une mairie de style néoclassique où l'ocre domine et une cathédrale :
Aghios Athanassios qui date du XVIIIème siècle. A l'entrée du village, le
quartier des Moulins avec sa place bordée de cafés est le rendez-vous des îliens qui s'y retrouvent
tous les jours.
Un chemin, dicté par la configuration du sol, dallé et en escalier, conduit en zigzaguant
jusqu'à
Livadi. La promenade est superbe.

Ils sont peu nombreux et fondés pour la plupart au XIXème siècle.
Panagia

Panagia est situé au nord de l'île. Bâti à flanc de colline dans un cadre verdoyant, il est pittoresque avec ses ruelles en escalier bordées de minuscules maisons basses.
C'est là aussi que se trouve la plus vieille église de l'île édifiée au XIème siècle et consacrée à la Vierge. Elle a été conçue selon un plan basilical à double nef surmontée d'une coupole recouverte de tuiles rouges. Elle renferme quelques belles fresques du XIVème siècle. Il est intéressant d'assister aux festivités du 15 août qui durent trois jours et rassemblent l'ensemble de la population.

Megalo Livadi
Niché au sud-ouest de l'île au fond d'une profonde baie bien protégée des vents,
Megalo Livadi est un village qui fut fondé entre 1880 et 1890, grâce aux mines de bauxite
avoisinante, il y régnait une intense activité minière.
Des édifices monumentaux de style néoclassique, tels que les bureaux de la compagnie minière et un hôpital, furent construits tout à côté des humbles maisons
ouvrières.
De cette époque glorieuse il ne subsiste aujourd'hui que des monuments
en ruine, les grandes rampes de chargement des bateaux qui font partie du paysage, des wagonnets rouillés
et quelques vieilles voies ferrées.
On trouve deux tavernes sympathiques au bord de l'eau, fréquentées surtout par une clientèle locale.



Koutalas
Il se trouve au sud de l'île. Fondé en 1880, grâce à l'exploitation des mines, c'est aujourd'hui un village paisible avec ses jardins potagers et
une belle plage de sable et galets, bordée de tamaris. Une taverne donne un peu de vie à cet endroit un peu désert.

Bien que l'île soit rocailleuse, les habitants de
Sérifos, étaient réputés pour être d'excellent fermiers.
On retrouve des constructions individuelles dispersées dans l'arrière pays.
Elles sont étroitement associées à l'agriculture et l'élevage. Certaines d'entre elles ont plus de quatre cents ans !
Il s'agit des « kelia », c'est à dire les maisons rurales, longues, basses et étroites.
Elles sont construites sur le même principe. Le foyer est toujours situé à gauche,
à l'opposé les murs les plus frais comportent toujours des «niches» dans lesquelles sont entreposées des jarres
remplies d'huile, de vin et d'eau. A environ un mètre du sol, se trouve une «mezzanine» qui fait office de chambre à coucher. Au plafond
pendent des crochets où l'on suspend des corbeilles dans lesquelles
sèchent des fromages.
On peut voir aussi les « krassokelia », qui servent de pressoir et
de cave à vins. Les premiers furent édifiés au XVIIème et au XVIIIème siècle avec l'essor de la viticulture.
Plus haut qu'une « kelia », l'intérieur d'une « krassokelia » est occupé par un vaste pressoir où l'on piétine les
raisins. Le jus ainsi récolté s'écoule par un orifice pratiqué
dans le mur, vers une cuve construite à l'extérieur. Une fois
produit, le vin est entreposé dans des jarres. Celles ci sont
ensuite rangées sur des étagères faites d'une dalle en schiste ou sur des bancs «construits».
A l'arrière de la « krassokelia », on a pratiqué une ouverture large et basse
destinée à déverser les grappes sur le sol de pressage.



Grâce à une côte extrêmement découpée, Sérifos est dotée d'une multitude de criques rocheuses et de profondes baies ourlées de plages de sable fin,
où l'on peut se baigner loin des foules.
Côte est
Plage de Psili Ammos
: à proximité de Livadi. Elle est accessible à pied. C'est indéniablement la plus belle plage de l'île avec son sable doré et ses eaux turquoises.
Plage de Agios Sostis : à proximité de Livadi. Elle est accessible à pied. Très jolie baie nichée dans l'encolure du cap avec une belle plage de sable et une charmante chapelle.
Côte sud
Ne manquez pas
d'emprunter la route qui va de
Livadi à Koutalas en passant par Ramos. Les paysages y sont
superbes. Des plages abritées et sauvages jalonnent tout le littoral.
La baie de Kalo Ambéli offre un panorama qui compte parmi les plus beaux de l'île et une plage de sable et de galets plats, que l'on accède uniquement à pied par un sentier. Idéale pour ceux qui recherchent l'isolation complète !
Plage de Vahia : belle plage de sable aux eaux très limpides.
Plage de Gianema : belle plage de galets bordée de tamaris.
Côte nord
Les paysages y sont un peu plus verdoyants que dans le Sud avec quelques vallons plantés d'oliviers, d'amandiers et de vignobles. Cependant les plages sont plus exposées aux vents du nord.

Situé au nord de l'île, à
100 m au-dessus de la mer, le Monastère des Taxiarques est l'édifice le plus imposant de l'île. Construit en 1600 comme une forteresse, il est entouré d'un mur tout blanc,
haut de huit mètres pour le protéger des ennemis.
A l'intérieur, plusieurs bâtiments, reliés par un chemin de ronde, sont distribués autour d'une cour
entièrement dallée de marbre et plantée de pins et jasmins. L'église, bâtie selon un plan cruciforme, se trouve au centre de la cour et renferme de beaux objets ainsi qu'une belle iconostase.
Le monastère est habité par un seul et unique moine qui depuis quarante six ans se consacre à la restauration de l'édifice.

Serifos : En quelques mots - Où s'installer ? - Promenade - Galerie photos
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