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Cette arrivée, unique au monde est sans doute l'un des moments les plus forts de la visite de
Santorin : le spectacle sur les falaises et les villages accrochés comme par miracle sur les sommets est grandiose.
 
Il y a treize villages sur l'île de Santorin. Les plus typiques se dressent sur le rebord des falaises. Leurs constructions accrochées les unes aux autres sur les pans de roche sont soumises à un perpétuel exercice d'équilibre : spectacle qu'on ne se lasse pas de
contempler.
Elles se caractérisent par un habitat troglodytique : les «scafta» : tunnels creusés dans la roche.
Ainsi la maison est constituée d'un plancher tout en longueur couvert d'une voûte et fermé à l'avant par un mur de pierres percé de plusieurs ouvertures pour laisser passer la lumière. Le logis est séparé en deux pièces par une cloison parallèle au mur d'entrée, elle aussi percée de trous. La pièce au fond est la chambre à coucher, celle de devant le salon. Une partie de la maison avance en saillie sur laquelle est construite une terrasse avec toujours une citerne pour recueillir l'eau de pluie. Selon les besoins, d'autres pièces se rajoutent sur les terrasses : cuisine, toilettes. 
L'âne occupe encore une place primordiale dans la vie des villages.
Il attend le touriste pour l'amener, lui et ses bagages, à l'hôtel ou en
excursion. D'autres fois avec deux paniers sur le dos, il transporte des matériaux de construction à travers les ruelles des villages.
Parfois il fait même office d'éboueur.
Oia
La visite d'Oia, avec ses ruelles en escalier dégringolant le long des rochers, ses demeures troglodytiques, ses dômes éblouissants, reste un moment
unique.
Des petits sentiers zigzaguant à travers les falaises rouges mènent à
Ammoudi, charmant port de pêche entouré de tavernes. Très agréable pour s'y reposer et prendre un repas, au milieu du va-et-vient des pêcheurs. Point de départ aussi pour les excursions en caïque qui sillonnent la baie.
Un sentier côtier mène à Armeni, pittoresque avec sa chapelle accrochée à un rocher. On y trouvera de très belles criques rocheuses propices à la baignade. Pour remonter à
Oia, il est possible de louer les services d'un muletier-promenade «couleur locale».
Pour les randonneurs, une superbe balade empruntant le sentier longeant la falaise d'Oia à
Thira (durée environ 3h.) à ne pas manquer pour les superbes points de vue.
Pyrgos
Le village de Pyrgos coiffe le sommet d'une colline découpée en terrasses et plantée de vignobles. C'est un village médiéval, de type fortifié.
Il est resté authentique malgré l'ouverture d'un grand hôtel de luxe et
le grand
nombre de touristes qui défilent toute la journée dans ses rues.
Vous pourrez y découvrir les ruines d'une vieille forteresse, de belles demeures néoclassiques, un nombre incalculable d'églises pour la plupart
très belles, et un dédale de ruelles bordées de maisons traditionnelles.
Vous pouvez poursuivre votre promenade jusqu'au Monastère du Profitis
Elias, situé au point culminant de l'île : 567 m. On peut le visiter : il se compose d'une église et d'un musée. La vue sur Santorin y est fabuleuse.
Pour les randonneurs, suivre le sentier qui mène à Messa Vouno, pour aller soit à
Perissa, soit à Kamari.
Megalochori
Ce village se trouve au cour d'une région viticole. Il se distingue par de très belles églises et un habitat sillonné de ruelles traditionnelles.
Messa Gonia
Ce village compte parmi les plus anciens de l'île, l'atmosphère y est forte, les maisons en ruines, tout de même ici et là, le courage de certains habitants, aide à remonter quelques murs.
Non loin, se trouve la plus ancienne église de l'île : Episcopi Gonias
(XIème siècle) qui a subi quelques modifications architecturales. A l'intérieur de très belles icônes et surtout un superbe templum en marbre sculpté.

Nombreuses, elles sont en général imposantes et complètement disproportionnées par rapport aux maisons traditionnelles. En revanche leurs clochers joliment ouvragés, à deux ou trois étages sont de véritables ouvres d'art et se découpent à merveille dans le bleu du ciel.
Kamari
C'est une grande station estivale coquette mais très touristique, bordée d'une immense plage de sable noir aménagée avec parasols et transats.
Attention ! C'est un peu dangereux pour les enfants en bas âge car les eaux deviennent vite profondes.
Perivolos-Aï Giorgis
Ces belles plages de sable noir se trouvent à proximité de Perissa : autre grand centre de villégiature, malheureusement abîmé par une «sur construction» hybride.
Vlychada
Campée dans un décor de «Far- West» avec de somptueuses falaises,
Vlychada est une belle plage de sable noir, pittoresque avec à l'extrémité un charmant port de pêche.


Les terres volcaniques sont fertiles. Leur couleur sombre permet d'absorber les rayons solaires pour en restituer la chaleur la nuit venue.
C'est pourquoi avant l'arrivée du tourisme, Santorin était une île à vocation agricole. Elle était réputée pour la production de ses tomates, toutes petites qui servaient à la fabrication du concentré,
on peut voir encore aujourd'hui quelques usines avec leurs cheminées.
Mais seule
l'une d'entre elles fonctionne aujourd'hui, et encore six jours par an !
Autres cultures de l'île : les pois cassés, les aubergines blanches et les pastèques dont l'intérieur est blanc avec des pépins noirs.
Ne manquez pas de goûter aux «domatokeftedes» (beignets de tomates parfumés à la menthe) et à la «fava» (purée de pois cassés) servie tiède avec des oignons hachés et des olives.un régal !
Côté gastronomie, Santorin est surtout réputé pour son vin ; en particulier le vin blanc - le «Nikteri» - produit la nuit d'où son nom. En effet les raisins sont entreposés toute la nuit dans
une aire de pressage, pour être foulés le lendemain matin. Le poids des raisins les uns sur les autres leur fait perdre la moitié de leur volume, et c'est
uniquement ce jus, récupéré dans une cuve à l'extérieur du
pressoir, qui sert à la production de ce fameux vin.
Autre particularité : les sarments sont enroulés comme des corbeilles, ainsi les vignes sont protégées des vents qui peuvent être très violents.
La visite des caves est presque obligatoire. Notamment la «Canava Roussos», à l'entrée du village de
Messa Gonia, qui est la plus ancienne de l'île, exploitée de père en fils depuis 1836.
Vous pourrez y voir un musée consacré aux étapes de la
vinification.
Ancienne Théra
Située au Sud-Est de l'île, Théra, ancienne capitale de l'île du
IXème siècle avant J.C. jusqu'au IIIème siècle après J.C., se dresse sur un éperon rocheux, le
Messa Vouno, qui s'élève à 387 m.
Les deux plages prisées de Santorin, Kamari et Perissa, se trouvent de part et d'autre de ce promontoire rocheux et permettaient à l'époque aux bateaux d'accoster. Ainsi de ce véritable nid d'aigle, les habitants pouvaient surveiller tout le Sud-Est de la mer
Egée.
La cité doit sa forme allongée : 800 m de long sur 150 m de large à la configuration du terrain. La rue principale longe la crête de la montagne et traverse
Théra sur toute sa longueur. Elle est bordée d'édifices publics. Les quartiers d'habitations se trouvent sur les rues transversales.
Ancienne Akrotiri
Situé à l'Est de l'île, Akrotiri, appelée encore la «Pompéi des Cyclades», est un site de la plus haute importance. Grâce aux fouilles des archéologues, il a permis de révéler la vie de la cité pendant la période Minoenne, c'est à dire au
XIVéme siècle avant J.C.
Ensevelie sous les cendres et plusieurs couches de pierre ponce, les archéologues ont patiemment remis à jour quelques uns des quartiers de cette immense cité qui relevait d'un très haut niveau de civilisation : maisons à deux ou trois étages, rues tracées avec grande précision, magasins qui ont livré des milliers de vases et céramiques . Découverte également de superbes fresques, exposées au
Musée Archéologique d'Athènes, représentant des scènes de la vie quotidienne des habitants et qui sont les plus anciens témoignages de la peinture en
Grèce.
Santorin : En quelques mots - Où s'installer ? - Promenade - Galerie photos
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