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 La bourgade de Parikia, chef-lieu de l'île
occupe le site d'une ville antique. Elle est construite en bord de
mer et tout autour d'une colline dominée par l'église
byzantine d'Agios Constantinos (1684) : chef d'ouvre
d'architecture populaire.
L'arrivée au port est fatigante car il y a toujours la foule en
été, les uns arrivent, les autres partent. Le front de mer, trop
touristique, est bondé de restaurants et bars qui se succèdent
tout le long du littoral. Seuls les moulins et le port de pêche
gardent une couleur locale en particulier tôt le matin pendant la
vente du poisson à la criée.
Pour apprécier Parikia, il faut vite s'enfoncer au cour
de la ville et
y découvrir ses ruelles qui ont gardé beaucoup de
charme. Dans la rue principale, se trouvent toute une succession de
magasins essentiellement destinés touristes. A droite de la rue
centrale, se dressent les ruines du Kastro, ancien château
fort vénitien édifié dès 1260, sur l'emplacement de l'Acropole
Antique. Fûts de colonnes d'un temple ionique, ainsi que des
fragments provenant de bâtiments byzantins servirent à sa
construction. Aujourd'hui, il ne subsiste qu'une partie de ce
rempart où l'on peut admirer ce mélange hétéroclite d'éléments.
Autour du Kastro se massent les vieux quartiers de la ville
caractérisés par des ruelles étroites dallées, souvent
voûtées, embaumant le jasmin, des maisons éclatantes de
blancheur, généralement à deux étages, de vieilles fontaines,
des maisons seigneuriales et une infinité de chapelles blotties
parmi les maisons.
Située à la lisière nord de Parikia,
sur le site d'une église plus ancienne, l'église de la Panagia
Katopoliani est la troisième basilique paléochrétienne de Grèce.
Elle abrite, entre autre, un baptistère en forme de basilique avec
coupole et abside et des fonts baptismaux de forme cruciforme avec
une petite colonne au milieu, uniques en Grèce.
Ils sont nombreux. Mais chacun d'entre eux a un
caractère propre et un charme particuliers. Ils méritent tous qu'on
s'y promène longuement.
Parmi les plus intéressants citons : Lefkès, Marpissa,
Marmara, Naoussa, Prodromos.
Partout ce ne sont que venelles tortueuses, placettes, plasticité
des maisons blanchies à la chaux, souvent embellies par le pourpre
des bougainvillées ou par des pots de fleurs alignés, chapelles à
chaque coin de rue, bancs de pierre où les vieux se retrouvent pour
discuter, nonchalance des habitants qui prennent le temps de vivre
.
Dans l'arrière pays, le paysage est resté
sauvage, ponctué de «katoikies» qui veut dire maison
rurale en dialecte, de monastères enfouis au creux d'une vallée,
de moulins en ruines, d'aires de battage, de pressoirs à vin, de
pigeonniers .Bergers avec leurs troupeaux de chèvre rajoutent au
charme bucolique de ces promenades. Les randonneurs trouveront de
nombreux sentiers qui feront leur bonheur.
Agioi Pantés et Monastère Ioannis
Kaparos
Ne manquez pas de vous rendre au point culminant de l'île : Agioi
Pantes (771m) d'où la vue sur les autres îles des Cyclades
par temps clair est saisissante.
A mi-chemin, vous trouverez un panneau sur la droite indiquant le Monastère
Ioannis Kaparos. Entouré d'arbres fruitiers, cet édifice
construit au XVIIème siècle
est l'exemple type d'un monastère rural. Pour le visiter, il
vaut mieux s'y rendre le matin ou en fin d'après-midi pour
être sûr de trouver son propriétaire.
 
Carrières
de marbre et Monastère Agios Minas
La visite aux fameuses carrières de marbre à Marathi,
village rural entouré de collines, situé entre Parikia et Lefkés
est aussi une promenade intéressante qui vous replongera dans le
passé. Au pied de la colline, on peut voir deux ouvertures, qui
étaient les entrées des carrières. De là, partaient les
couloirs vers les galeries souterraines d'où l'on extrayait
le «lychnitis» (marbre blanc d'une grande transparence ). Non
loin de là, les ruines des bâtiments de la Société des
Marbres de Paros fondée en 1878 pour l'exploitation des
carrières et un peu plus haut sur les collines le Monastère
d'Agios Minas construit au XVIème siècle comme une
forteresse, intéressant pour son architecture et ses icônes.
Monastère
de Longovarda
Entre Parikia et Naoussa, le Monastère de
Longovarda, construit en1638, est un très bel exemple d'architecture
sacrée. L'église surmontée d'une coupole est
cruciforme, la cour plantée de cyprès, l'ensemble des cellules
harmonieux. Le monastère possède des ateliers de peinture et de
reliure, et une bibliothèque renfermant des livres rares. La visite
est réservée aux hommes uniquement.
Le
littoral
De nombreuses criques échancrent le littoral de l'île de Paros,
offrant ainsi de nombreuses possibilités de baignades et de
randonnées pédestres.
Les plus belles plages se trouvent sur la côte Est avec en tête de
liste la plage de Golden Beach.
Pour les autres, citons le cap Phokas avec une très jolie
vue sur le port de Parikia.
Face à Naoussa, se trouve la baie de Kolymbithrés
avec ses rochers aux formes extraterrestres polis par le vent, ses
calanques de sable fin, un peu plus loin la plage branchée de Monastiri
où l'on peut pratiquer toutes sortes de sports nautiques. Dans
les environs de Naoussa, la plage de Santa Maria,
bordée d'élégantes villas et les criques de Filitzi,
sont de bons « spots » pour la planche à voile.
Dans le Sud, les plages sont protégées des vents du Nord. La plage
d'Agia
Irini entourée de quelques palmiers, est très
jolie mais toujours très peuplée, ainsi que la plage de Farangas.
A vous de découvrir la plage ou la crique qui vous conviendra !
Paros : En quelques mots - Où s'installer ? - Promenade - Galerie photos
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